Maternage

Le dilemme: allaitement ou biberon

De plus en plus d’articles fleurissent sur la toile sur le sujet allaitement vs biberon. 

De mon point de vue, les temps évoluent aujourd’hui les femmes ont la possibilité de faire un choix entre biberon ou allaitement, alors éviter de mettre en opposition les deux approches semble préférable. En effet, vu qu’on a la possibilité de faire des choix, que chacune fasse les siens en fonction des informations dont on dispose sur le sujet, de ses capacités, de ce qu’on juge bien pour soit et bébé. Il est primordiale de s’écouter, de ne pas se forcer.

Personnellement j’ai choisi d’allaiter mes 2 enfants, de ce fait cet article est particulièrement destiné aux jeunes mamans qui ont un doute dans leur démarche d’allaitement, ou qui se posent certaines questions. Parce que je suis persuadée que l’allaitement se transmet, il peut s’avérer intéressant d’avoir un retour d’expérience ou quelques conseils de personnes qui ont pu expérimenter cette approche.

Mon expérience de l’allaitement

Mes deux expériences de l’allaitement sont très différentes, leur seul point commun est la difficulté rencontrée pour leur mise en route.

Ma première expérience

ça été la plus difficile. Etant jeune maman bébé 1 est arrivé beaucoup trop tôt. Grand prématuré, il est resté plus de 2 mois à néonatologie. Suite à cette expérience, les médecins me martelaient que mon lait lui était presque indispensable.

Alors malgré la difficulté de ce que je traversais, la douleur suite à mon opération, je me suis accrochée, bébé 1 avait besoin de mon lait. Pendant presque 3 semaines j’ai stimulé mes seins pendant des heures tous les jours avec un tir lait de l’hôpital. 

Une joie énorme m’a envahie  la première fois que j’ai pu proposer mon lait à mon fils.

Il a été allaité 7 mois exclusivement, cependant je tirais essentiellement mon lait car bébé 1 était habitué au biberon suite à son hospitalisation.

Comment s’est déroulé le sevrage?

Dans le cas de bébé 1, le personnel hospitalier que j’avais rencontré m’avait assuré que le sport coupait le lait, de ce fait je m’étais mise en tête de ne reprendre une activité sportive qu’uniquement après le sevrage. Etant très sportive et ne supportant plus mes kilos de grossesse j’ai décidé de sevrer bébé 1 à 7 mois. Etant donné qu’il était habitué au biberon, le passage au lait maternisé s’est déroulé sans encombre pour lui. Par contre, moi j’ai énormément souffert des engorgements. Le sevrage a été très douloureux de mon côté.

Ma seconde expérience

Bébé 2 est arrivée à terme, cependant l’accouchement ne s’est pas déroulé comme prévu. Une césarienne a dû être réalisée. Cette opération a malheureusement retardée ma montée de lait. Cela a pris 4 jours.

Pendant ce temps, bébé 2 ne mangeait pas et les médecins paniquaient (le papa aussi) car elle perdait beaucoup de poids. (Ceci est une histoire personnelle, ce n’est en aucun cas un exemple à suivre).

Ne souhaitant pas donner de lait maternisé, et encore moins le biberons ces quelques jours on été très difficiles. Les médecins me mettaient une très forte pression psychologique car bébé 2 était tombée en dessous du seuil des 10 % de perte de poids.

Grâce aux conseils de ma sœur qui a allaitée 3 enfants ainsi que le soutien du papa, je me suis faite confiance, bébé tétait bien jour et nuit. Les médecins et infirmières me disaient que je n’avais pas de lait et qu’il fallait que je donne du lait maternisé au bébé.

Au bout du 3 ème jour sans lait bébé était affamée, j’ai cédé la nuit et lui ai donné du lait maternisé à la sonde attaché à mon doigt (à l’image d’un DAL)

Le lendemain ma montée de lait est arrivée. C’était la délivrance. Il fallait maintenant rattraper le poids perdu afin de pouvoir sortir de l’hôpital. Nous avions réussi bébé et moi.

Comment s’est déroulé le sevrage?

Du fait des difficultés que j’ai rencontré pour allaiter ma dernière, je suis très attachée à mon allaitement. J’ai pris des risques (que je dé-conseil bien sur) pour réussir cet allaitement. Pour le moment le sevrage n’est pas à l’ordre du jour. Ma fille a encore un grand besoin de téter alors je lui laisse le temps. Cela va bientôt faire 2 ans que nous vivons cette expérience.

À l’hôpital je refusais la tétine, ça été très mal pris par le personnel hospitalier. Les infirmières n’arrêtaient pas de me dire que je ne tiendrais jamais, que ma fille avait un énorme besoin de succion et que je craquerais.

Et pourtant, aucune tétine à ce jour. 

Conclusion

Il me semble complètement contre productif de juger une femme qui n’a pas pu, ou souhaitez, ou même réussi son allaitement.

Chaque expérience est unique. Chacun fait comme il peut, comme il veut. Pour certaines ça coule de source mais pour d’autres c’est plus difficile.

Le but de cet article est de mettre en lumière l’importance de la transmission. L’allaitement se TRANSMET. Si je n’avais pas eu mes proches et que cela avait été mon premier bébé, aux vues de la pression que je subissais à l’hôpital, je n’aurais jamais tenue. C’est pourquoi, il me semble que le choix d’allaiter doit être très fort, car au moindre doute, à la moindre difficulté il est facile de lâcher. Se culpabiliser est contre productif et ne va franchement pas vous aider à grand chose. Il est important d’assumer ses choix ou d’avancer (dans le cas où ce n’est pas un choix).

Allaiter peut ne pas être simple, il peut s’avérer très utile de se faire aider dans certains cas, par des personnes compétentes sur le sujet.

Il est intéressant de se poser une question : comment une personne qui n’a pas vécue un allaitement peut donner des conseils en allaitement ? À l’image de certains pédiatres hommes qui aiment conseiller les jeunes mamans (ce n’est pas une généralité). 

Et vous quelle est votre expérience de l’allaitement? Pensez-vous que l’allaitement se transmet?

 

À bientôt,

Maresther

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